La carte conceptuelle de ton cours
De l’enregistrement d’un cours sort aussi une carte : les notions de cette heure reliées entre elles, avec le lien écrit en toutes lettres au-dessus du trait. Elle n’est pas dessinée à partir d’un texte que tu aurais déjà mis en ordre — c’est justement la partie difficile — mais du cours tel qu’il a été donné. Elle s’ouvre, se referme, se cherche et se parcourt de notion en notion.
Mise Ă jour le
Carte mentale ou carte conceptuelle ?
On confond souvent les deux, et la différence est exactement ce dont on parle ici — autant la poser tout de suite.
- La carte mentale (mind map) rayonne autour d’une idée centrale. Les traits ne disent rien : ils relient, c’est tout. C’est un outil personnel, rapide, très bien pour faire sortir des idées.
- La carte conceptuelle est hiérarchisée, et surtout le lien y est ÉCRIT : « provoque », « est une réponse à », « s’oppose à ». C’est ce mot au-dessus du trait qui transforme un dessin en raisonnement.
Alessandria dessine la seconde. C’est dit ici parce que promettre une carte mentale et livrer autre chose serait un mensonge en une seule image.
À quoi sert une carte que tu n’as pas dessinée
Des notes, c’est une ligne : ça commence en haut et ça finit en bas. Un cours magistral, lui, n’est presque jamais une ligne — l’enseignant ouvre un thème, part sur un autre, revient au premier et noue le tout à la fin. La carte, c’est cette forme-là , la vraie, posée sur la table.
Elle sert surtout à deux moments : juste après le cours, pour voir de quoi l’heure parlait vraiment, et la semaine avant l’examen, quand tu connais les morceaux et que ce qui manque, c’est la façon dont ils s’emboîtent.
Si on t’a demandé une carte conceptuelle comme travail noté, celle-là , fais-la : la dessiner est précisément ce qui est évalué. Celle-ci est là pour comprendre, pas pour être rendue.
Ă€ quoi ressemble la carte
- Les notions du cours, pas les mots les plus répétés : un terme dit quinze fois en passant n’est pas un nœud.
- Le lien écrit au-dessus du trait, qui est ce qui distingue une carte conceptuelle d’un joli dessin à bulles.
- Des branches qui s’ouvrent et se referment, pour regarder une partie sans avoir les cinq autres par-dessus.
- Une recherche à l’intérieur de la carte, utile dès qu’elle a un peu de nœuds.
La même carte se regarde sous quatre formes différentes, et se parcourt de notion en notion quand tu préfères qu’on te la raconte dans l’ordre plutôt que de la voir en entier.
Elle sort du cours, pas de la matière en général
Un générateur à qui tu colles « système endocrinien » te rend la carte du système endocrinien telle qu’elle est dans les manuels. C’est exact, et ce n’est pas ton cours.
Ton enseignant a choisi par où entrer, quoi laisser de côté et quoi nouer avec quoi — et c’est par là qu’il t’interrogera. La carte sort de cette heure-là : si le lien n’a pas été fait en cours, il n’est pas dessiné.
Et puis il y a la carte du semestre entier
Quand la matière contient déjà plusieurs cours, une seconde carte ne regarde plus un cours isolé : elle lit toutes les notes de la matière et dessine comment les thèmes se relient, y compris les questions classiques qui traversent deux chapitres éloignés.
C’est celle qui sert la semaine d’avant : ce qu’on demande à un oral tient rarement à l’intérieur d’un seul cours.
De l’explication à la carte
…donc l’inflation par la demande vient de ce qu’il y a plus de monnaie qui court après les mêmes biens, d’accord ? Celle par les coûts, c’est l’inverse : ce que coûte la production augmente et ça se répercute sur le prix. Et attention, la banque centrale répond aux deux avec le taux d’intérêt, mais pas avec le même résultat, et c’est tout l’intérêt du chapitre…
Inflation
Inflation par la demande — a pour origine : plus de monnaie pour les mêmes biens.
Inflation par les coûts — a pour origine : la hausse du coût de production.
Taux d’intérêt — est la réponse de la banque centrale à l’une et à l’autre, avec un résultat différent.
Les trois nœuds et ce qui est écrit sur chaque trait viennent de cette explication : aucun lien que l’enseignant n’a pas fait n’apparaît sur la carte.
Exemple inventé : le cours ci-dessous, c’est nous qui l’avons écrit. Aucun enregistrement d’amphi et aucun matériel d’un enseignant réel ne figure sur cette page.
Questions sur les cartes
Est-ce une carte mentale ou une carte conceptuelle ?
Une carte conceptuelle : hiérarchisée, avec le lien écrit au-dessus du trait. Une carte mentale rayonne autour d’une idée centrale et ne qualifie pas ses liens — c’est un autre outil, très bien pour faire sortir des idées.
Faut-il demander la carte ?
Non. Elle arrive avec les notes de chaque cours que tu déposes, en même temps que le glossaire, la frise, le QCM et les flashcards.
Puis-je modifier la carte ou déplacer les nœuds ?
Tu peux ouvrir et refermer les branches, chercher dedans, agrandir et la voir sous quatre formes. Ce n’est pas un éditeur de schémas : c’est une façon de lire ton cours.
Puis-je la rendre comme travail de carte conceptuelle ?
On ne le conseille pas : si c’est un travail noté, la dessiner est justement ce qui est évalué. Celle-ci sert à comprendre comment le cours s’emboîte.
Puis-je télécharger la carte en image ?
Il n’y a pas de bouton de téléchargement : la carte s’ouvre et s’explore dans Alessandria, à côté des notes de ce cours.
Et si le cours n’a pas de structure claire ?
La carte sort quand même, et c’est souvent là qu’elle sert le plus : voir la forme de l’heure dit quelque chose que la lecture ne montrait pas.
Regarde quelle forme avait ton dernier cours
Dépose un enregistrement et ouvre la carte avant de lire les notes. En trente secondes tu sais de quoi l’heure parlait vraiment.
Les deux premiers cours sont gratuits. Sans carte bancaire.