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Le glossaire des termes de ton cours

Dans chaque cours magistral il y a une poignée de mots que l’enseignant traite comme connus et que tu n’as jamais entendus. Alessandria les relève dans l’enregistrement et définit chacun tel qu’il a été employé dans cet amphi : même discipline, même matière, même sens. Le glossaire arrive avec les notes, sans que tu aies à le demander.

Mise Ă  jour le

D’abord : de quel glossaire on parle

Le mot « glossaire » désigne deux choses très différentes, et il vaut mieux les séparer tout de suite, parce que cette page ne sert qu’à l’une des deux.

  • Le glossaire qu’on te demande de faire. Un travail notĂ©, avec son format et son nombre d’entrĂ©es — parfois un glossaire collaboratif sur l’ENT. Celui-lĂ , c’est Ă  toi de le faire : le faire est prĂ©cisĂ©ment ce qui est Ă©valuĂ©.
  • Le glossaire dont tu as besoin pour comprendre le cours. Les mots lâchĂ©s sans explication et sur lesquels s’est appuyĂ©e l’heure suivante. C’est celui-lĂ  qu’Alessandria Ă©crit.

Si tu es arrivé ici en cherchant le premier, cette page n’est pas la tienne — et on préfère te le dire en haut plutôt que te le laisser découvrir après l’inscription.

Le problème des mots que personne ne s’arrête pour expliquer

Les enseignants sont des spécialistes, et les spécialistes oublient quels mots sont difficiles. À la deuxième minute un terme apparaît comme si tout le monde l’avait déjà croisé, et l’heure qui se construit dessus s’appuie sur une base que tu n’as pas.

D’habitude tu ne t’arrêtes pas pour le chercher, et pour une bonne raison : t’arrêter, c’est perdre les trente secondes suivantes, que tu ne connais pas non plus. Alors tu continues, et le trou s’élargit en silence.

C’est pire qu’ailleurs en première année d’une filière à vocabulaire propre — médecine, droit, ingénierie — et pour qui suit les cours dans une langue qui n’est pas la sienne, où le courant passe et où le technique est justement ce qui n’a jamais été enseigné.

Ă€ quoi ressemble le glossaire

  • Une entrĂ©e par terme, dans l’ordre oĂą les mots sont sortis en cours et non par ordre alphabĂ©tique : ça se lit comme un parcours de l’heure.
  • Une dĂ©finition de deux ou trois lignes — assez longue pour ĂŞtre une dĂ©finition, assez courte pour ĂŞtre lue avec le cours encore frais.
  • Seulement ce qui a Ă©tĂ© dit. Un mot que l’enseignant n’a pas employĂ© n’apparaĂ®t pas, aussi typique de la matière soit-il.

Le glossaire reste à côté des notes de ce cours, dans la matière, et se cherche comme le reste. En mai, tu cherches un terme et tu atterris sur le cours où il est apparu pour la première fois.

Des définitions du cours, pas du dictionnaire

C’est la partie qui compte. Le même mot ne veut pas dire la même chose d’une discipline à l’autre, et une définition générale peut être parfaitement exacte sans te servir à rien.

Cause dans un cours de droit civil n’est pas le mot de tous les jours, et ce n’est pas non plus celui d’un cours de philosophie. Contrainte en résistance des matériaux n’est pas la contrainte d’un cours de gestion. Un dictionnaire te donne la mauvaise à peu près une fois sur deux, et il te la donne avec assurance.

La définition sort de la matière dans laquelle le mot a été employé. C’est la seule raison pour laquelle un glossaire tiré de ton propre cours vaut mieux qu’un glossaire que tu aurais pu chercher toi-même.

Où il est et comment on s’en sert

  1. Juste après le cours, lis-le en premier

    Avant les notes. Cinq minutes de glossaire et les notes cessent d’être une langue étrangère : tu lis un raisonnement au lieu de déchiffrer un vocabulaire.

  2. Avant l’examen, sers-t’en comme d’un test

    Cache les définitions et descends la liste des termes. Tout ce que tu n’arrives pas à dire à voix haute est un point à reprendre — et tu l’as trouvé en deux minutes au lieu de le découvrir le jour du partiel.

  3. Pendant le semestre, cherche

    Un terme de la deuxième semaine qui revient à la neuvième : tu le cherches et tu atterris sur le cours où il a été introduit, avec la définition d’alors.

Pour qui ça change le plus

  • Pour qui est en L1 d’une filière Ă  vocabulaire propre : le premier semestre est surtout un problème de langue dĂ©guisĂ© en problème de contenu.
  • Pour qui suit les cours dans une autre langue — un Erasmus, un master en anglais — oĂą le courant se comprend et oĂą le technique est justement ce qui n’a jamais Ă©tĂ© appris.
  • Pour qui entre dans une matière par le cĂ´tĂ© — une rĂ©orientation, une option, un semestre d’échange — et a manquĂ© les cours oĂą le vocabulaire s’est montĂ©.

Les mots d’un cours, mis par écrit

Ce qu’on entend

…et évidemment, pour que le contrat tienne, il faut une cause licite — ça, je le considère comme acquis depuis l’an dernier — sinon on est devant un contrat à cause illicite, ce qui est tout autre chose, et là la sanction c’est la nullité absolue. Attention, ce n’est pas la nullité relative, et cette confusion-là, je la retrouve chaque année à l’examen…

Ce que tu obtiens

Glossaire

Cause licite — la raison d’être du contrat reconnue par le droit. Telle qu’elle a été présentée en cours : l’élément dont l’absence empêche le contrat de tenir.

Nullité absolue — d’après l’explication donnée, la sanction la plus lourde : le contrat ne produit aucun effet depuis l’origine et la nullité peut être invoquée par tout intéressé.

Nullité relative — présentée par contraste avec la précédente : elle protège une seule partie, et seule cette partie peut la demander, dans le délai prévu.

Exemple inventé : le cours ci-dessous, c’est nous qui l’avons écrit. Aucun enregistrement d’amphi et aucun matériel d’un enseignant réel ne figure sur cette page.

Questions sur le glossaire

Est-ce que ça me sert pour le glossaire qu’on m’a demandé de rendre ?

Non, et autant le dire clairement : c’est un travail noté, et le faire est justement ce qui est évalué. Ce glossaire-ci existe pour que tu comprennes le cours, pas pour être rendu.

Faut-il demander le glossaire ?

Non. Il arrive avec les notes de chaque cours que tu déposes, en même temps que la carte conceptuelle, la frise chronologique, le QCM et les flashcards.

D’où viennent les définitions ?

De la façon dont le terme a été employé dans ce cours-là. Ça compte plus qu’il n’y paraît : le même mot ne veut pas dire la même chose d’une discipline à l’autre, et une définition générale peut être exacte sans te servir.

Et si l’enseignant n’a jamais expliqué le mot ?

La définition se construit à partir de l’usage qu’il en a fait dans l’explication autour. Si l’enregistrement ne donne vraiment pas de quoi la construire, rien n’est inventé pour boucher le trou.

Le glossaire est-il par ordre alphabétique ?

Non : il suit l’ordre d’apparition des termes en cours, ce qui en fait un parcours de l’heure. Pour retrouver un terme dans toute une matière, utilise la recherche.

Dans quelle langue sort le glossaire ?

Dans la langue dans laquelle le cours a été donné, qui est celle qui t’intéresse : le terme sur lequel on va t’interroger est celui qu’a employé ton enseignant.

Regarde combien de mots tu donnes pour acquis

Dépose un cours et lis le glossaire avant les notes. C’est souvent une liste plus courte que tu ne crains, et nettement plus utile.

Les deux premiers cours sont gratuits. Sans carte bancaire.